Impacts sanitaires du changement climatique en France

Extracto del documento publicado por el Institut de veille sanitaire (InVS):

Il est aujourd’hui admis que le changement climatique affectera la santé humaine, selon des mécanismes directs et indirects [1-3]. Depuis le premier rapport du Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), les observations et les modélisations permettent une compréhension accrue des changements climatiques observés et projetés, et de leurs impacts sur l’environnement et la société. Ces changements interviennent dans un contexte de perturbations environnementales, démographiques et sociales et de globalisation économique.

Les observations montrent actuellement une élévation de la température moyenne annuelle à un rythme sans précédent. Onze des 12 années de la période 1995-2006 se situent parmi les 12 années les plus chaudes depuis 1850. Le réchauffement est plus marqué depuis 50 ans, avec une augmentation de 0,13 degrés par décennie [0,10-0,16 °C] entre 1956 et 2005. Le Giec a conclu en 2007 que la probabilité que le réchauffement climatique actuel soit dû à l’activité humaine était supérieure à 90 % [4]. La hausse de la température moyenne simulée par les différents modèles de climat d’ici 2100 pourrait être comprise entre 1,1 et 6,4 °C [4].

Plusieurs risques sanitaires et évènements environnementaux susceptibles d’être exacerbés par le changement climatique sont classiquement identifiés dans les rapports français [5,6] et européens [7-9] : émergence ou réémergence de maladies infectieuses, augmentation en fréquence et en intensité des évènements extrêmes, modifications profondes de l’environnement. En s’appuyant sur la littérature et sur son expertise interne, l’Institut de veille sanitaire (InVS) s’est attaché à expliciter pour chaque risque l’état des connaissances actuelles, à identifier et à décrire les systèmes de surveillance et d’alerte existants, et à identifier les questions posées par le changement
climatique en terme de connaissances et de surveillance.

Les principales conclusions montrent que l’impact attendu du changement climatique ne justifie pas le développement de nouveaux dispositifs de surveillance. Cependant, les systèmes existants peuvent être renforcés, par exemple:

  • faire des analyses systématiques et standardisées de l’impact sanitaire des évènements extrêmes à court, moyen et long terme. Ceci nécessite de définir des indicateurs d’impact sanitaire et social adaptés à l’action de santé publique;
  • quantifier les interactions entre pollution de l’air et température;
  • développer la dimension population et habitat;
  • développer des outils pour la prise en compte de l’impact des politiques de réductions des gaz à effet de serre dans le domaine de la pollution de l’air, de l’habitat, de l’urbanisme;
  • encourager les programmes de recherche et notamment les variations de modalités d’exposition avec les changements sociétaux et environnementaux sur les risques hydriques, l’exposition aux UV, aux produits chimiques…

Au-delà des propositions spécifiques à chaque risque, des recommandations générales ont également été formulées.

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